Pourquoi je jeûne ?

Pourquoi je jeûne ?

Il y a quelques années encore le jeûne était pour moi une pratique marginale réservée à de sages érudits vivant une vie d’ascèse quotidienne. Je n’avais donc pas d’avis particulier sur ce sujet puisqu’il me semblait abstrait et  très éloigné de mon mode de vie. Je m’intéressais aux thérapies naturelles mais la pratique du jeûne n’avait pas vraiment retenu mon attention. Mon mode de vie était celui d’une personne qui essaie de « faire attention » mais sans vraiment avoir les connaissances suffisantes pour faire le tri dans la masse d’informations. J’avais quelques problèmes de santé. Rien de grave comme on pourrait l’entendre, mais de nombreux symptômes et difficultés. La médecine conventionnelle ne m’apportait que des solutions anti-symptomatiques et mon intuition protestait. J’avais le sentiment bien établit qu’il devait exister une autre stratégie, plus douce et respectueuse, et qui ait l’avantage d’aborder la cause plutôt que les symptômes de ces désordres.

Lorsque j’ai découvert la Naturopathie j’ai immédiatement été conquise par la vision holistique et vitaliste qu’elle apporte à la santé. Je prendrai sans doute le temps d’en parler plus en détail dans un prochain article.

Le jeûne est pratiqué à travers le monde. C’est d’ailleurs une pratique commune à toutes les religions. Même les animaux jeûnent spontanément. En occident le jeûne laïc et holistique est une pratique caractéristique de la Naturopathie. Selon la vitalité de la personne il peut être conseillé un jeûne total ou partiel, permettant ainsi de profiter pleinement de ses bienfaits.

Mes premières expériences du jeûne

J’ai voulu expérimenter le jeûne pour la première fois il y a trois ans. Il me paraît naturel d’expérimenter au maximum chaque chose dont je peux être amenée à parler en consultation. C’est la théorie accompagnée de l’expérience qui permet la connaissance.

Je souhaitais tenir une semaine complète mais j’ai rompu au bout de deux jours. Ce n’est pas tant la faim mais plutôt les multiples tentations autour de moi qui ont eu raison de ma motivation.

J’ai souhaité renouveler l’année dernière. Pour m’assurer de maintenir ma motivation j’ai privilégié un séjour en groupe. Le fait d’être entourée par des personnes qui ont le même objectif m’a permis d’aller au bout de cette expérience. J’en garde un très bon souvenir.

Depuis je souhaite renouveler l'expérience une fois par an.

Mes motivations pour jeûner : appuyer sur le bouton « RESET »

  • Offrir un repos métabolique à mon organisme en économisant l’énergie digestive : la digestion et un processus extrêmement coûteux en terme d’énergie. Le jeûne permet à l’organisme d’économiser cette énergie et de la mettre au service de la régénération. Durant le jeûne la cellule désactive les gênes du vieillissement et active les gênes de la réparation.
  • Permettre un drainage en profondeur des tissus par autolyse et élimination émonctorielle : le jeûne oblige l’organisme à puiser dans ses réserves pour produire de l’énergie. Des substances toxiques accumulées dans nos tissus sont alors remises en circulation et sont redirigées vers nos organes d’élimination (à condition d’une force vitale suffisante et d’émonctoires en bon état).
  • Gagner de l’énergie physique et psychique : après mon jeûne de l’année dernière j’ai bénéficié pendant plusieurs semaines d’une meilleure forme sur tous les plans et d’une meilleure résistance au stress.
  • Renforcer mon immunité : la mise au repos du digestif permet de stopper « l’auto-intoxication » en provenance de l’intestin. La flore intestinale s’assainit, et le système immunitaire moins sollicité peut se rééquilibrer. Le jeûne favorise la production de nouvelles cellules immunitaires comme les globules blancs. Idéal en prévention à l’approche de l'hiver.
  • Prendre du temps pour moi : le quotidien est souvent chargé. Je vis le jeûne comme un véritable cadeau que je m’offre loin des sollicitations habituelles. C’est un véritable moment de reconnexion à moi-même et de détente. Pour les personnes qui connaissent les principes de la Mindfulness, j’y vois une belle occasion de m’entrainer à passer du « mode faire » au « mode être ».
  • Me « nourrir » différemment : alors que mon organisme pendant le jeûne va devoir faire appel à la néoglucogenèse, c’est-à-dire produire du glucose à partir de composés non-glucidiques, pour nourrir les cellules en énergie autrement que par les apports alimentaires ; il est pour moi essentiel de revoir aussi la nourriture que j’apporte à mon esprit. Me couper de la sinistrose médiatique et parfois aussi relationnelle, renouer avec les plaisirs simples comme la méditation contemplative, me nourrir de lectures soigneusement sélectionnées, pratiquer des affirmations positives, lâcher prise et se détacher complètement des choses.

Vous l’avez compris le jeûne est pour moi un véritable moyen d’appuyer sur le bouton « RESET » de mon organisme et de mon psychisme. Un moyen de réinitialiser mon énergie physique, cérébrale et émotionnelle, de multiples façons.

Pour qu’il soit un succès et sans danger un jeûne doit être pratiqué dans les règles de l’art. On ne démarre pas un jeûne en mangeant n'import quoi avant. Les jours qui précèdent doivent être un temps de préparation de l'organisme. Il est primordial de respecter les règles de préparation et de reprise afin qu'il soit une expérience positive.

Si vous aussi êtes intéressés par l’expérience, je vous conseil de vous rapprocher soit d'un Naturopathe qui pourra vous accompagner dans cette démarche, ou bien du label Fédération Française de Jeûne et Randonnée®.